Toit Versaille Le Ny

Présentation du métier de couvreur

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Ecrit par Alain LE NY et exposé le 18 01 09
Historique des matériaux utilisés en couverture


Des tuiles en terre cuite datées du Ve siècle avant notre ère ont été retrouvées en Grèce.

Le cuivre et le plomb sont les métaux les plus anciens utilisés en couverture.
- tuile en bronze (alliage cuivre + étain) au II e avant  JC
- couverture en plomb en Turquie vers 530

Lauzes, laves, chaumes, fougères, essentes (châtaignier), tavaillons, ancelles (épicéa ou autres essences) toitures réalisées au départ par les paysans avec les matériaux trouvés sur place.

Ardoises naturelles (origine 11e 12e siècle) schiste extrait de carrière à ciel ouvert dans un premier temps puis par exploitation par puits de mine jusqu’à – 800 mètres.

Tuile plate  dite de «  bourgogne » origine 12e 13e siècle, technique probablement mise au point par les moines de Cluny.

Autres couvertures métalliques :
- fer-blanc (acier étamé) vers 1850
- zinc début du 20e siècle

Tuile dite « mécanique » fin 19e début 20e siècle avec multitude de modèles en formes et en dimensions.

 

Le couvreur utilise tous ces matériaux de base avec des applications multiples liées aux particularités régionales, climatiques ou architecturales. A noter que l’ardoise avec ses possibilités d’adaptation à toutes les formes de charpente a permis la réalisation d’ouvrages célèbres tels les châteaux de la Loire aux merveilleuses toitures.

Devant la grande diversité des matériaux, le métier de couvreur exige de nombreuses années de pratique pour approcher la maitrise de son art.

Toujours à la pointe de la recherche pour ce qui concerne l’outillage et la mise en œuvre des matériaux, le couvreur réalise des prouesses techniques dans l’utilisation des métaux (cuivre, acier inoxydable, aluminium etc.) aussi bien en toiture qu’en habillage des façades (bardage).

Les bâtiments d’architecture contemporaine de prestige, (Aéroport Lyon St Exupéry, Médiathèque le Carré d’Art à Nîmes, les gares TGV de Lyon St Ex, Aix en Provence, Lille) sont l’œuvre de couvreurs.

De ce fait, le couvreur ne connaît pas la monotonie dans l’exécution de sa tache, les chantiers en déplacement sont fréquents, chaque ouvrage est une nouvelle aventure et cela convient bien à son tempérament. Il est très apprécié sur les chantiers où son habileté et ses dons d’équilibre sont reconnus ainsi que sa gaieté légendaire.

 

 detail toit Versailles

Toits du Château de Versailles restaurés par l’entreprise Le Ny.
Détails.

Alain Le Ny – MOF 1979 Couvreur

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